Entre-nous

Le temps d’une interview, Nunavut part à la découverte d’une personnalité. Rencontre.

Sur les Chemins de la Grande Guerre avec Inouit

Le site Mémoire de la Grande Guerre (www.memoire1418.org) pointe sur le site des Chemins de la Grande Guerre, où une formidable exposition virtuelle attend les amateurs les plus exigeants : une mine d’informations, vraie balade pédagogique et cuturelle, juste à portée de clics. Florence Cornilleau, chargée de mission au sein de la Direction de la Culture et de la Mission Coopération et projets culturels européens au Département du Nord, revient sur cette création signée Inouit.

Bonjour Florence Cornilleau, merci de consacrer un peu de votre temps à Nunavut. Avant de parler de l’exposition virtuelle « Sur les Chemins de la Grande Guerre », vous nous dites quelques mots sur votre parcours ?

Florence Cornilleau : « J’ai une formation en Histoire et en histoire de l’Art. Je me suis lancée ensuite dans la préparation des concours de la fonction publique territoriale pour la filière culturelle. C’est ainsi que j’ai décroché mon statut d’attaché de conservation du patrimoine. Mon premier poste, je l’ai obtenu dans un musée dans la région Centre. J’étais seule à y travailler, c’était très formateur ! J’ai ensuite posé mes valises dans le Nord-Pas de Calais où j’ai débuté ma mission en tant que chargée de mission dans le cadre du suivi et de la mise en œuvre de projets culturels européens, et plus spécifiquement du projet Mémoire de la Grande Guerre. »

D’où vous vient cette passion pour l’histoire ?

(large sourire) « Cette passion me vient, disons, de très loin… D’une très bonne institutrice qui m’a transmis le virus de l’histoire dès l’école primaire. Je n’ai plus jamais lâché cette passion qui a pris encore de l’ampleur à travers mes études secondaires, via notamment la découverte des métiers du patrimoine. Ma voie était bien tracée ! »

Quelles sont vos missions quotidiennes au sein de la Direction de la Culture Mission Coopération et projets culturels européens, au Département du Nord ?

« J’ai vraiment été recruté pour cordonner ce cycle d’expositions et créer cette exposition virtuelle : c’est donc mon quotidien depuis deux ans ! Cette mission passionnante m’a amené a travailler avec plusieurs musées, en France et en Belgique. »

De quels musées parlez-vous ?

« Merci pour cette question, car je souhaitais vraiment les mettre en lumière : il s’agit du musée In Flanders Fields Museum d’Ypres, du musée départemental de Flandre (Nord) à Cassel, de l’Historial de la Grande Guerre de Château à Péronne et de la Caverne du Dragon-Musée du Chemin des Dames. Citons bien sûr le Département du Pas-de-Calais avec lequel nous avons travaillé sur ce projet. »

Comment s’est déroulée la collaboration ?

« Chaque musée, ainsi que le Département du Pas-de-Calais, a planché sur des expositions complémentaires et dont le thème générique était les déplacements liés à la Grande Guerre. Alors ma mission était large : disons qu’elle consistait à coordonner des plans de communication communs, créer et entrenir le lien, intervenir sur certains textes, optimiser les échanges et le travail entre les 4 musées… Sur chaque exposition, il y avait de ma part un vrai travail d’accompagnement, tout au long du processus. »

Quelle est la vocation de ce projet ?

« Aménager et mettre en valeur des sites et musées sur la guerre 14-18. Il y a donc tout un volet culturel avec la création d’un cycle d’expositions, dont une exposition virtuelle, prévue dès l’origine du projet… Je souligne que c’est un projet européen, financé avec des fonds FEDER dans le cadre du programme INTERREG IVA France-Wallonie-Vlaanderen. »

Quand a débuté la réflexion sur l’exposition virtuelle ?

« Vous savez, nous avons commencé à y réfléchir très tôt. Et c’est ici aussi le fruit d’un travail commun avec les musées belges et français, et bien sûr le département. Nous nous sommes posés la question de ce dont on voulait parler, et comment nous souhaitions le faire dans l’idéal. L’idée, ça a été de prolonger sur le Net la durée de vie des expositions temporaires, tout en apportant un contenu exclusif, original et complémentaire. Le but était simple : enrichir les découvertes des visiteurs ayant déjà parcouru les expositions sur le terrain. Ce qui est certain, c’est que nous voulions nous adresser à un public le plus large possible. »

Comment cela se traduit-il ?

« L’exposition est divisĂ©e en 3 parties, c’est d’ailleurs bien visible graphiquement sur le site. Il y a la partie « explorer » oĂą on aborde les 5 thĂ©matiques des diffĂ©rentes expositions temporaires et qui permet au plus grand nombre de s’instruire, sans forcĂ©ment connaĂ®tre l’histoire de la 1ère guerre mondiale. L’effort Ă©ditorial a Ă©tĂ© rĂ©el en ce sens. Ensuite, la deuxième partie Â« Zoom sur » permet Ă  un public plus averti d’aller plus loin. Histoire d’une ville, retour que le quotidien d’un travailleur (chinois)… La troisième partie, « dossier pĂ©dagogique », est plus spĂ©cifiquement destinĂ©e aux scolaires. Nous sommes très attentifs aux collĂ©giens et Ă  leurs professeurs ! »

En quoi Inouit a-t-il fait la différence à l’heure de choisir un prestataire pour le site Chemins de la Grande Guerre ?

« Eh bien Inouit a marqué des points sur les autres agences qui s’étaient positionnées sur l’appel d’offres par le biais notamment de ses propositions graphiques. La toute première maquette soumise par Inouit en même temps que la proposition technique nous a séduit. Les solutions ergonomiques proposées étaient convaincantes. Nous étions exigeants sur ce point. Les codes couleurs, le fil d’ariane en bas de chaque page etc, permettent vraiment aux internautes de se repérer dans les meilleures conditions. »

Depuis la mise en ligne mi-avril, avez-vous eu des retours sur le site « Sur les Chemins de la Grande Guerre » ?

« Nous n’avons pas communiqué tout de suite après la mise en ligne, et les premiers retours n’arrivent qu’aujourd’hui. Ceci étant dit, les premiers mails et commentaires sont très positifs. C’est un site dont la qualité est saluée de façon très forte. Le graphisme, notamment, plaît beaucoup. Deux mois après la mise en ligne et suite à une première campagne d’insertions publicitaires, nous en sommes à plus de 6000 visiteurs uniques. »

Quel est votre bilan personnel ?

« Pour ma part, c’était ma première expérience de ce type : j’ai énormément appris. J’ai beaucoup apprécié le sens pédagogique et la patience des contacts avec Inouit. Grâce à l’agence, tout s’est bien préparé en amont pour que soit simple lors de la mise en ligne. Je connais un peu mieux le monde du web, des developpeurs, du processus menant à la création d’un site. Oui, c’est une belle expérience ! »

Voilà pour vous 2 années de travail qui se concrétisent. Bravo ! Une fois la porte de votre bureau fermée, quels loisirs vous permettent de changer d’air et de couper un peu les ponts ?

« Je reste beaucoup dans le domaine culturel : expositions, musée, cinéma bien sûr, ainsi que des cours de modelage que je suis avec assiduité… Quand on aime la culture et l’Art, on ne se refait pas ! »

La dernière expo qui vous a marqué ?

« Pour le coup, la récente exposition à la Piscine de Roubaix où les photos de Picasso par Douglas Duncan étaient exposées. Il est bon de se souvenir à quel point Picasso était prolifique. J’ai beaucoup apprécié ! »

Merci Florence Cornilleau, à très bientôt.

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Inouit